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A plus d’une semaine de la rentrée des classes, le DCE de Kaloum fait le point des préparatifs

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Le 04 Octobre 2022 est la date retenue par les autorités éducatives pour la rentrée scolaire session 2022-2023.

Pour l’heure, tous les acteurs impliqués dans le processus s’activent pour l’effectivité de cette reprise des cours.

Ce mercredi, 19 septembre, la rédaction d’avenirguinee.org est allée à la rencontre du Directeur Communal de l’Éducation de la ville de Kaloum, M. Ibrahima Yattara.

Interrogé sur la situation de ses écoles à l’orée à la date indiquée pour l’ouverture des classes, il dira que : « la situation comme vous le savez, tout le monde s’active pour la bonne rentrée. Nous, sur le plan pédagogique, on se bat et nos cadres sont déployés sur le terrain pour un contrôle sanitaire et pédagogique.

Nos écoles se présentent très bien sur le plan hygiénique. Moi, même quand j’ai pris fonction à la tête de cette direction, de par mes initiatives personnelles en collaboration avec une ONG de la place qui nous a accompagné, aujourd’hui les toilettes de toutes les écoles publiques de kaloum sont curées, donc sur le plan hygiénique il n’y a pas de problème », dit-il.

Et de poursuivre, « par contre, on n’a des problèmes de forages d’eau, quand je prends l’école du 28 septembre, une école très jolie mais, nous avons des problèmes d’eau, alors que l’homme ne peut pas vivre sans l’eau. Quand je prends l’école Frédéric Mayor, les murs qui séparent l’école à la mer se sont effondrés. Et, des projets sont là-bas qui ne sont pas achevés et le département est au courant. Le projet au niveau de l’école Mariame Sultan (Boulbinet 1) est aussi ralenti, on n’était obligé de redéployer les élèves ailleurs. L’école Boulbinet 2 aussi devrait être renouvelée mais comme cela n’est pas encore fait, donc à ce niveau aussi il y a un problème de place. Mais les responsables de cette école se battent tant bien que mal pour réussir la rentrée le 04 Octobre prochain. L’île de Kassa aussi à ses problèmes dont entre autres : problème de table-banc, d’enseignants mais aussi de clôture pour empêcher des animaux de rentrer dans la cour de l’école aux heures des cours mais aussi pour mieux canaliser les élèves. Nous avons même traversé avec l’inspecteur régional de l’éducation pour aller s’enquérir des réalités du terrain. Ils ont un manque criard d’enseignants ».

Se réjouissant des réformes engagées par son ministre de l’enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation, le DCE de Kaloum demande aux directeurs d’écoles de bien faire leur travail de contrôle. Car, selon lui, ils seront évalués à travers leurs candidats présentés aux examens nationaux.

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« Vous avez vu les grandes mesures que le ministre Guillaume Hawing à travers son cabinet sont en train de prendre. Il n’y a pas d’autre chose, la priorité c’est les infrastructures, c’est la formation continue. Vous avez vu la formation des Directeurs Généraux des écoles qu’on a faite pendant ces vacances pour qu’ils puissent mieux superviser leurs enseignants ? Et puis, ce qui est important, c’est de renforcer les évaluations au niveau des classes intermédiaires. Nous ne sommes pas prêts à tolérer un directeur d’école qui va laisser un élève aller jusqu’en classe de 6ème année et que nous constatons pendant la correction des copies d’examen que l’élève ne sait ni lire ni écrire à travers ses copies illisibles. Là, le directeur d’école sera automatiquement enlevé. Parce que cela voudrait dire qu’il ne fait pas de suivi, c’est pourquoi son école a présenté un candidat qui ne sait ni lire ni écrire et ni compter et avec des écritures illisibles », lâche M. Yattara.

C’est pourquoi, ajoute-t-il, « les pays africains particulièrement notre pays, on n’est pas prêt d’abord à supprimer les examens d’entrée en 7è année. C’est-à-dire notre niveau de conscience professionnelle n’a pas atteint d’abord ce cap. Certains parents d’élèves ne se rendent compte que son enfant est à l’école, c’est quand il arrive en 6ème année. C’est pourquoi, il est important de maintenir ce niveau d’évaluation. Il faut arrêter de se comparer à l’Europe ou Asie. Sur le plan pédagogique, académique, didactique, on n’est pas aussi prêt que cela ».

Concluant son intervention, la première autorité éducative de Kaloum a lancé un message aux élèves en ces termes : « le résultat de l’année dernière doit fouetter la conscience de tout un chacun. Et, je crois que ça commence parce que cette année il y a eu beaucoup d’engouements pour les cours de révision pendant les vacances. Je crois que cette dynamique doit être entretenue. Ce changement n’est pas lié au ministre ou au président mais, c’est le chemin que la Guinée doit emprunter si on veut relever le défi sur le plan éducatif ».

Abdoul Karim Touré pour avenirguinee.org

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