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Conditions de vie difficiles: en détresse, des étudiants guinéens de l’université islamique du Niger appellent à l’aide

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C’est un cri de cœur que des jeunes guinéens, lauréats du concours interafricain dans les connaissances islamiques au Niger, lancent à l’endroit des autorités de la transition.

Au Niger pour un séjour d’études, ces jeunes guinéens réunis au sein de “l’association des étudiants guinéens à l’université islamique du Niger”, confient qu’ils manquent de soutien et de prise en charge de la part l’Etat guinéen.

Contrairement à leurs pairs des autres nations de l’Afrique de l’ouest, ces étudiants guinéens, à en croire le responsable chargé des affaires extérieures de l’association que la rédaction d’avenirguinee a reçu dans ses locaux ce lundi, ne bénéficient d’aucune aide. Ce qui, selon toujours Pathé Diallo, rend difficile l’apprentissage pour ces jeunes.

Partis de leurs propres frais pour les études à la suite de leurs sacres au concours interafricain pour l’accès à l’université islamique du Niger, ils sollicitent l’aide des autorités de la transition pour la réussite de leurs cycles d’études dans ce pays étranger.

Ci-dessous, la réaction de Pathé Diallo.

“L’université islamique du Niger est une université internationale située à Sahel, à l’ouest de Niamey (capitale).

Lorsque j’ai eu le bac, je me suis renseigné sur les universités qui sont en Guinée ici. Avant, l’État orientait dans les universités privées pour faire le français simple, j’ai voulu accéder à une université française mais, tout récemment, ça s’est arrêté. Je me suis renseigné pour Sonfonia et Labé, j’ai vu qu’à Sonfonia, les étudiants prennent cours là-bas juste deux jours.  Quelqu’un m’a signalé pour le Niger. J’ai eu l’information que là-bas, ils prennent cours cinq (5) jours dans la semaine. Aussi, lorsqu’on était au lycée, nos professeurs étaient des sortants de l’université islamique au Niger. Cela aussi m’a encouragé d’aller voir la situation là-bas. J’ai comparé entre les formations pour deux jours et pour cinq jours, il y a une grande différence entre ces deux. Du coup, on m’a expliqué un peu la situation, j’ai demandé si l’État guinéen est au courant des étudiants là-bas. Malheureusement non ! Avant, il y avait des bourses d’études ce, jusqu’en 1990 à 92. Mais, cela s’est arrêté il y a plus de vingt ans…

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Depuis qu’on est rentrés nous, notre promotion c’était en 2019 -2020, les bourses d’études sont arrêtées à l’université. C’est la famille de chacun qui l’envoie de l’argent afin qu’il puisse faire ses besoins. Nous sommes là-bas, tous les autres pays bénéficient des bourses d’études de leurs pays. Et nous les guinéens aussi, c’est ce que nous essayons de voir si le nouveau gouvernement pourrait vraiment nous aider à avoir des bourses et un billet d’avion comme les autres pays.

Notre appel, nous voulons que l’État guinéen, à sa tête le Colonel Mamadi Doumbouya, puisse nous aider à bénéficier des bourses, qu’on soit pris en charge et qu’on nous aide à avoir les billets d’avion ».

Ibrahima Sory Camara/ Ibrahima Sory Sylla pour avenirguinee.org

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