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Contre les faux médicaments : Gabriel s’interroge sur les raisons de l’implication du procureur de la CRIEF

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C’est une nouvelle lutte engagée contre les faux médicaments et les cliniques clandestines en Guinée. Cette fois-ci, c’est le procureur de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières qui en fait son cheval de bataille. Cependant, son implication dans cette démarche pousse des guinéens à s’interroger. Puisque, selon eux, Aly Touré a été nommé dans cette cour spéciale pour défendre l’Etat dans les dossiers de détournement de deniers publics. Le débat fait rage et chacun y va de son appréciation.

Au Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne, l’on ne comprend pas cette démarche du procureur de la CRIEF.

Au micro d’avenirguinee.org, l’actuel secrétaire exécutif de cette structure de la société civile a, à l’entame d’une interview qu’il a accordée à notre rédaction, salué l’engagement manifeste de l’Etat à combattre ce fléau.

« C’est une très bonne mesure de fermer les pharmacies par terre. Il faut reconnaître que ça a beaucoup de conséquences que d’opportunités. Les conséquences font qu’il y’a des pharmacies périmées qui sont beaucoup sur les marchés et qui contribuent à polluer la santé des citoyens guinéens », dit Ange Gabriel Haba.

Par contre, l’activiste estime qu’il faut que les décideurs prennent des dispositions. Ainsi, il fait son constat de l’absence des pharmacies dans les localités les plus reculées de la capitale Conakry.

« Dans un premier temps, je crois qu’il faut saluer l’initiative de l’État à pouvoir limiter la vente des pharmacies par terre qui ne sont vraiment pas réglementées. Mais, à côté de cette mesure, il faut reconnaître que l’État doit prendre d’abord des dispositions. Parce que ce sont ces pharmacies par terre qui existent aujourd’hui dans nos communautés lointaines.  Quand tu prends l’intérieur du pays, les zones les plus reculées de la Guinée, quand ces citoyens tombent malade, parfois ils se servent de ces produits là… Donc, l’État doit d’abord encourager la création des pharmacies agréés dans tout le pays, dans les coins les plus reculés, pourvus que les citoyens puissent se procurer des produits et bénéficier des bons produits à chaque fois qu’ils sont malades dans leurs localités pour ne pas que cela amène les citoyens à se déplacer d’un point A un point B pour partir juste chercher un produit pharmaceutique. De l’autre côté c’est quoi ? En prenant ces dispositions, l’État doit approcher toutes les entités qui travaillent dans ce domaine, (l’ordre national des pharmaciens et d’autres…) pourvu que les pharmaciens puissent revoir aussi les prix des pharmacies. Il faut améliorer les prix des produits conformément aux revenus des citoyens guinéens … ».

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En ce qui concerne l’implication du procureur de la CRIEF dans cette affaire, Gabriel, qui craint d’un conflit de compétence, expose son inquiétude.

« J’ai une inquiétude que je me pose : c’est l’intervention du procureur Aly Touré dans ce domaine. Est-ce qu’il est dans les attributions du procureur de s’interférer dans le domaine pharmaceutique ? Parce qu’il est le procureur de la cour de répression des infractions économiques et financières. Alors, ce sont les cas de détournement et pas n’importent quel cas de détournement, des montants qui sont au-delà d’1 milliard. Comment il peut bondir dans un domaine purement qui ne relève pas de ses attributions ? En tout cas, en attendant que je prenne connaissance de tout le texte qui réglemente nos fonctionnements et l’organisation de la CRIEF… Si jamais ce n’est pas de son domaine, je pense que ce travail doit rester à la compétence des institutions qui doivent vraiment travailler dans ce domaine. Cela pour éviter les conflits de compétence ou l’amalgame dans les attributions des organes de l’État ou institutions Étatiques. C’est qu’il faut aussi signaler… »

Et de conclure, il laisse entendre que pour la réussite de cette lutte contre les faux médicaments et les cliniques clandestines, il faut l’implication des acteurs qui évoluent dans ce secteur depuis de nombreuses années. Également, procéder aux contrôles de qualité avant la mise en vente des produits.

« Je pense que l’État peut aider, parce que ceux qui sont en train de vendre ces produits-là, c’est aussi un emploi pour eux, ça va lutter contre le chômage à ce niveau. Maintenant, l’État peut faire en sorte de favoriser l’achat de ces produits, nous avons des spécialistes en la matière qui peuvent contrôler la qualité des médicaments que les gens détiennent. Donc, il faut procéder au contrôle de quantité ».

Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org

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