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Dans un sens interdit, le cortège de Dansa renverse un jeune à Yimbaya ” il m’a abandonné…”  

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Mohamed Bangoura, joueur du club ”Atlético de Bonfi”, immobilisé sur son lit de malade, dit avoir été renversé par le cortège de Dansa Kourouma, président du Conseil National de la Transition. A en croire le jeune, qui s’est confié à la rédaction d’avenirguinee.org ce lundi, l’accident de la circulation s’est produit au lendemain de la fête de l’Aïd El Fitr aux environs de 21h- 22 heures, à Yimbaya, dans la commune de Matoto.

Après l’accident, selon lui, il a fallu l’intervention des jeunes pour que le cortège du patron du CNT puisse s’arrêter et le conduire à l’hôpital.
“Je quittais chez ma maman à la Tannerie, aux environs de 21h-22h sur la moto. Au niveau de la pharmacie de Yimbaya, je venais sur sens normal quand subitement j’ai vu le cortège venir en toute vitesse sur le sens interdit. Alors que je suis sur le sens normal, le cortège de devant a percuté ma moto et je suis tombé. J’ai eu des déchirures au pied. Mais, il ne s’est pas arrêté; ce sont des jeunes du quartier qui sont sortis, comme il y avait l’embouteillage, insister pour qu’il gare et vienne me prendre. Sinon il ne voulait même pas que les gens sachent que c’était lui Dansa Kourouma. Finalement, il est retourné me prendre et me mettre derrière le pick-up pour m’envoyer à l’hôpital de la base militaire”, a-t-il narré.

Sur les démarches effectuées à la suite de cet accident, notre interlocuteur indique qu’il a finalement été abandonné à lui-même alors qu’il souffrait “énormément ” de douleurs.

“A l’hôpital de la base militaire, Dansa s’est retourné avec ses gardes; il m’a laissé seul avec un de ses gardes et sans frais. Comme les gens sont sortis, c’est ce qui a fait qu’il est venu, sinon il ne voulait pas. On est resté là-bas jusqu’à 1h, c’est en ce moment que les médecins se sont occupés de moi. J’étais dans la douleur, le sang coulait, je pleurais et ma maman aussi criait; c’est ce qui a fait que les médecins se sont occupés de moi pour mon premier soin d’urgence. Ils ont fait des sutures sur mon corps avec quelques injections. Après, le garde-corps qui était là aussi est rentré; j’ai passé une nuit blanche sans dormir, en pleurant sans assistance. Parce qu’il n’ont pas payé, les médecins se sont débarrassés de moi”, dit-il, en larmes.

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Et de poursuivre, “le matin, le même garde-corps est revenu. Ma maman a insisté qu’on m’envoie à Ignace Deen pour me faire passer la radio et voir si le pied n’est pas cassé. Cela aussi, c’était impossible pour manque de moyens. Ils se sont opposés à cela. Après, ils m’ont mis dans un véhicule pour Ignace Deen. Lorsque nous sommes arrivés là-bas, il n’avait pas d’argent pour payer la radio. Jusqu’à 17h j’étais dans une douleur atroce. J’ai fait la radio suite à des cris de ma maman parce que le garde-corps quand il appelle Dansa, il ne décrochait pas, il ne répondait pas aux messages non plus. Nous sommes restés ainsi et les résultats ont montré que le pied n’est pas cassé. Ils ont demandé pour voir si les sutures étaient bien faites. Heureusement, c’était bien. Ils ont nettoyé puis ils ont mis une plaque sur le pied. Après ça, ils ont fait la prescription. Mais, pour les produits, c’était encore un autre problème. Le garde-corps a eu du mal à acheter les produits. Ils ont demandé à ma mère d’acheter les produits pour moi. Mais, elle n’avait pas d’argent. Je suis resté là-bas jusqu’à 1h du matin, tous les médecins m’ont laissé dehors, ils sont rentrés chez eux. C’est à ce moment que les produits ont été achetés”, a raconté Mohamed Bangoura.

Et, il appelle à l’aide pour sa prise en charge afin qu’il puisse retrouver sa mobilité.” Depuis ça, jusqu’où je suis, je n’ai pas vu Dansa Kourouma encore moins le garde-corps. Quand on l’appelle, il ne décroche pas. Et quand on appelle le garde-corps, parfois il ne décroche pas. Cela fera une semaine demain que je ne dors pas la nuit et pendant la journée. Et, plus grave, je n’ai pas fait le pansement. Il m’a abandonné. C’est pourquoi, j’appelle le Colonel-président Mamadi Doumbouya de nous aider, je suis l’espoir de ma famille et c’est dans le football que je parviens à nourrir”, a lancé ce jeune en état de détresse.

Toutes nos tentatives pour avoir la version du président du CNT sont restées sans suite.
A suivre…

Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org

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