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Malgré la relative accalmie des accidents spectaculaires sur nos routes, l’objectif doit rester le même… (Par Balla Moussa Konaté)

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Actuellement les accidents de la circulation, d’où moins les plus spectaculaires et mortels, ont baissé d’un cran. Alors que nous n’avons pourtant pratiquement pas fait encore grand-chose pour que ce » cessez le feu » soit durable, ne relève donc en réalité que du seul sot d’humeur de ces accidents au goût très mortifère sur nos routes. Des précédents fâcheux nous en rappellent d’ailleurs à suffisance. Par conséquent et dès maintenant, nous devons individuellement et collectivement relever notre niveau d’alerte de façon efficace et sans répit contre ce grand mal qui ne semble prendre que de la sieste. On dirait même qu’il se repose, à l’effet de mieux nous combattre ou nous endormir pour mieux sévir contre nous après, car bientôt la période des fêtes de fin d’année avec leur dessous très accidentogène.

La lutte contre les accidents de la route est une dynamique qui doit de plus en plus s’accentuer contre à la fois plusieurs paramètres potentiellement accidentogènes provenant des routes, des aléas de la nature, des véhicules et surtout des hommes dans toutes leurs diversités d’implication.

Le nom commun de cette lutte s’appelle la sécurité routière. Dans la flopée de moyens d’actions de celle-ci, la sécurité préventive est celle que nous devons la plus renforcer. C »est le premier et le plus grand rempart en amont contre les accidents de la route. Avec une bonne application, la prévention constitue la plus importante parmi les différentes formes de lutte contre les accidents de la circulation. Elle consiste à tout faire pour que les accidents de la circulation n’arrivent pas ou qu’ils soient rarement et moins dangereux. Pour y parvenir, il faut s’appuyer solidement sur le génie civil routier, la formation et le perfectionnement constants des usagers de la route. Elle tire aussi sa force dans les progrès de l’industrie automobile et des autres engins roulants qui utilisent les routes, tout comme la sensibilisation qui est également un des maillons forts de cette stratégie. Pour tout couronner dans l’efficacité, le rôle de l’État occupe la position de faîtière à travers ses agents de la sécurité routière, l’AGUISER et d’autres puissances publiques disponibles pour la même cause. Les différents organismes non étatiques sont aussi déterminants pour la qualité des tâches à y accomplir contre les accidents de la route dans notre pays.

Pendant que ces accidents spectaculaires et mortels de la route semblent se » calmer » temporairement d’eux-mêmes, les mesures suivantes doivent être prises et suivie d’application contre ce fléau. Il s’agit de :

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¤ Faire connecter effectivement et efficacement les populations cibles par rapport à toutes les mesures qui se prennent contre les accidents de la route ;

¤ installer des conseillers à la sécurité routière dans les principales gares routières de notre pays pour l’observance à tout moment des fondamentaux de la sécurité routière, notamment avant chaque départ des taxis pour un voyage ;

¤ Veiller constamment sur l’état des véhicules et des routes, y compris des équipements de sécurité routière ;

¤ Étant donné que la sécurité est à préserver à tout moment dans la circulation, les routes nouvellement revêtues sur Coyah-Kouroussa et Coyah-Forécariah-Pamelap, doivent sans délai être dotées d’équipements appropriés de signalisations routières ;

¤ Organiser des campagnes pilotes de luttes contre des infractions expressément ciblées comme l’excès de vitesse, le mauvais état de véhicule, les surcharges en passagers et les transports mixtes ;

¤ Annoncer officiellement à chaque trimestre les bilans des accidents de la route sur le plan national et par région administrative de notre pays ;

¤ Coopérer avec les médias du pays pour plus de temps à réserver à la sécurité routière dans leurs grilles de programme ;

¤ Accentuer partout et de plusieurs manières la sensibilisation contre les accidents de la route dans notre pays ;

¤ Rendre la peur du bon policier et du bon gendarme de la routière une réalité sur nos routes. Autrement dit, exiger à tout moment le respect du code de la route ;

¤ Mettre à contribution les talents de nos artistes chanteurs et des acteurs de théâtre. À titre indicatif, je cite : Takana Zion, Saïfon Baldé, Fodé Kouyaté, Azaya, Manamba Kanté, Malicka, Soul Bangs, Djély Kaba Bintou, Aubin Théa, Banlieuz’art, Koumba Aviane Kendéka, Lévi Bobo, Périt Kandja, Gnègnèdo Nôgnônôghôgouè, Sona Tata, Habib Fatako, Ibro gnamet, Bintou mönèbö, Mousto Camara, Antoine Flingo, Thug, Kabakoudou, Benjamin,……..la liste est longue.

Le sursaut national contre les accidents de la route est une nécessité qui demeure impérieuse dans notre pays, car le défi contre ce mal de société reste invariable : le tuer ou courir le risque d’être tué par lui.

Vigilance permanente à tous contre les accidents de la route en Guinée.

Balla Moussa Konaté, ingénieur des ponts et chaussées, spécialiste en sécurité routière.

 

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