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Menace de fermeture des cliniques clandestines : le président des cliniciens plaide pour un moratoire

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Le secteur de la santé est dans le viseur du procureur de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Aly Touré, à travers un communiqué, a annoncé la fermeture le 15 septembre prochain de toutes les cliniques clandestines en Guinée. Une décision qui a suscité une vague de réactions chez les acteurs de la santé.

A 72h de ce délai, avenirguinee.org a rencontré le président des cliniques privées de Guinée.

A l’entame de sa communication, Dr Golé Béavogui a déploré la non-association de sa structure à la prise de cette décision.

« La décision est bonne mais, elle doit être prise avec nous les acteurs de la santé guinéenne. Donc, si la CRIEF nous écoute, elle passe par la direction nationale des établissements hospitaliers publics privés, on aura un résultat escompté. Mais, si la CRIEF passe par le haut, je ne sais pas comment nous allons avoir un résultat pour plus jamais vivre le cas de M’mah Sylla en Guinée », dit-il.

Connaissant ce domaine dans lequel il évolue depuis plusieurs années, ce médecin expose la stratégie de son équipe pour nettoyer ce secteur. Ainsi, il indiquera que : « Si c’est nous qui menons la lutte, la fédération nationale que je représente, nous avons adressé une lettre de plaidoyer à la direction nationale des établissements hospitaliers public privés pour que les agréments que l’administration du territoire donnent aux ONG médicales soient transformés en agréments du ministère de la santé ; nous donner une période de moratoire de 3 mois pour la circonscription du grand Conakry (Conakry, Forécariah, Coyah Dubreka). Trois mois pour que tout le monde collectivement dépose les dossiers. Tout cela est lié à la lourdeur administrative. Si nous étions installés dans nos fonctions, on aurait déjà effectué ces travaux-là », poursuit notre interlocuteur.

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Et d’ajouter : « après le grand Conakry, à l’intérieur aussi. Parce que nous sommes représentés dans toute la Guinée. Il faut qu’on descende collecter les dossiers du ministère de la santé, on remonte et collectivement après 6 mois on partage ça à l’intention des 906 structures sanitaires privées de la fédération sur le tout le territoire national.  C’est avec ça qu’on pourra parler de contrôle ou de supervision des cliniques privées.  Parce que dans les cliniques privées, il y’a trop de problème à résoudre à ce niveau-là.  Il n’y a pas que des guinéens. Les étrangers qui sont là, ils enlèvent les plaques sur leurs cliniques mais, ils font des gaffes contre la même population. Donc, il faut qu’on soit installé dans nos fonctions pour mener celle-ci. Donc, nous sommes d’accord pour la décision. Mais, en ce qui concerne son application, nous demandons qu’on nous donne 3 mois pour le grand Conakry et 6 mois pour l’intérieur du pays pour que nous puissions normaliser les agréments délivrés par l’administration du territoire ».

Il reste donc à savoir si cette plaidoirie du président des cliniques privées de Guinée sera entendue par le procureur de la cour spéciale de la CRIEF qui se montre déterminé à nettoyer ce secteur ‘’ pourri’’.

A suivre…

Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org

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