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Oyé salue la création du cadre de dialogue : ‘’ les nouvelles autorités ont fait le pas’’

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Désormais acquis, le cadre de dialogue inclusif s’annonce à grand pas. Décrété par le président de la transition, il devrait connaître la participation, dès la semaine prochaine, des partis politiques et organisations de la société civile. Cependant, il faut noter que les coalitions politiques RPG et ses alliés, l’ANAD et la CORED ont, à travers une déclaration lue ce mercredi, décidé de boycotter ce cadre de dialogue inclusif.

Au PDG-RDA, comment cette initiative de la junte est perçue ? Le secrétaire général par intérim de ce parti, Oyé Béavogui s’est prêté aux questions d’avenirguinee.org ce jeudi.

« Je pense que ceci démontre la bonne volonté du CNRD, à rapprocher le positionnement des uns et des autres, à rapprocher tous les acteurs du processus de l’évolution de notre nation. C’est vrai, qu’il y avait eu un premier cadre, ensuite celui-là est le deuxième. Encore une fois, il s’agit désormais que la classe politique, la société civile essaient vraiment de prendre conscience des enjeux du moment, essaient de comprendre que nous sommes à un tournant décisif de notre histoire », dit-il.

Dans le même ordre d’idées, le député de la neuvième législature poursuit que : « sur cette base, qu’ils acceptent de venir autour de la table, faire aussi le pas. Les questions de fonds, peu importe l’appellation, pourront être discutées. Et, il est tout à fait normal que nous ayons tous des points de vue divergents et qu’il est contradiction parce que c’est en cela que nous pourrons trouver une solution. Mais, sophistiqué sur cette initiative, nous nous posons la question ce qu’ils veulent ? Est-ce que y’a de la mauvaise volonté ? Est-ce qu’ils veulent aller au dialogue ? Donc, nous nous posons toutes ces interrogations », s’interroge M. Béavogui. Ainsi, notre interlocuteur laisse entendre que la création de ce cadre par décret présidentiel dénote de la volonté du CNRD à dialoguer.

« Ce que nous pouvons dire clairement aujourd’hui, par rapport à tout ce qui se passe, c’est que les nouvelles autorités ont fait le pas. Donc, à ceux qui se sont sophistiqués depuis le 05 septembre, de faire le pas afin de pouvoir donc discuter.

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L’évidence est qu’on ne peut pas rester dehors et imposer des positions partisanes à toute une nation, à tout un gouvernement, ça ne marche pas. C’est autour de la table, soit on s’entendra ou on ne s’entendra pas ».

A l’en croire, son parti n’entend pas faire de la « chaise vide » à cette rencontre. Puisque, selon lui, « il ne trouve aucun problème ».

« Le PDG, quant à lui, n’a vraiment pas de problème. Notre seule préoccupation, reste le déroulé des (36 mois) qui non seulement doivent être actés ou non actés par le CNRD, ça c’est notre première interrogation. La deuxième inquiétude, est le déroulé des 10 points, il y’a eu les 10 points qui ont été annoncés. Mais, comment ça va se passer ? Cette transition, par rapport au délai qui va être tenu, commence quand ? Ou est-ce qu’elle a déjà commencé ? En terme d’action concret, voilà les quelques inquiétudes qui pourront nous permettre d’avoir plus de visibilité par rapport à l’évolution de la transition ».

Sur la sincérité du cadre de dialogue inclusif, l’honorable se montre confiant : « Oui, j’y crois, le PDG-RDA y croit. Parce qu’ il s’agit d’une volonté manifeste des autorités. Il y a eu un premier cadre, un 2ème cadre, cela prouve clairement qu’ils ont la volonté de rassembler tout le monde. La question de sincérité liée au dialogue dépend maintenant de l’autre camp, qui aujourd’hui encore s’oppose à la nouvelle initiative qui a été prise par le présent de la transition. Si y’a question de sincérité, je pense que la balle est du côté de ceux qui sont en train de dénaturer la bonne volonté du CNRD ».

Sur le choix des facilitateurs nationaux, Oyé Béavogui dit préférer que les participants à ce cadre choisissent ceux qui doivent faciliter.

« J’ai un conseil à donner par rapport aux choix des facilitateurs nationaux, il faut laisser les membres du cadre choisir ou proposer des facilitateurs nationaux. Prématurément si, le gouvernement impose des facilitateurs, je ne pense pas qu’il aura un dénouement favorable », a-t-il conclu.

Alsény Savané pour avenirguinee.org

666-36-88-17

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