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Qui détourne les parcelles des communautés à Coyah ? le directeur préfectoral de l’habitat indexé

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Une structure de jeunes charge le directeur préfectoral de l’habitat de Coyah. Ousmane Lanssary Sylla est pointé du doigt comme étant le cerveau de la bande qui détourne les parcelles destinées à la population de Coyah.

Devant un groupe de journalistes ce lundi, le collectif des jeunes pour le Développement de Coyah est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il appelle ‘’abus de la direction préfectorale de l’habitat’’.

A cette occasion, des documents illustratifs de détournement des parcelles, et des démarches engagées sans suite, ont été brandis à la presse. Et, c’est Amadou Sadjo Bah, conseiller communal et membre du collectif, qui prend la parole en premier.

« Notre combat aujourd’hui c’est quoi ? nous ne sommes pas contre quelqu’un mais, notre lutte est d’aller vers les ONGs, les personnes de bonne volonté pour que la communauté de Coyah bénéficie de ce qui lui revient. Mais, il se trouve qu’il y a des quartiers ou des districts aujourd’hui à Coyah qui n’ont pas un espace où on peut construire une infrastructure publique. Alors que sur chaque terrain vendu, l’Etat a sa part qu’on appelle ‘’bien public’’. Il y a des personnes aujourd’hui à Coyah qui ont considéré la direction préfectorale de l’habitat comme une propriété privée. Ils font ce qu’ils veulent, c’est comme s’il n’y a pas d’autorité », déplore-t-il.

A l’en croire, sur chaque parcelle vendue à Coyah, la part qui revient à l’Etat est donnée à la direction préfectorale de l’habitat. Par contre, la communauté censée en bénéficier ne voit aucune trace sur le terrain.

« … Même si cela est dit , cette direction est une personne morale, donc ce qui voudrait dire que cela revient à l’Etat. Ce qui fait que nous venons vers vous pour que vous nous aidiez à ce que les nouvelles autorités soient au courant de cette situation dans notre préfecture. Comme le colonel Mamadi Doumbouya a dit que la justice sera la boussole, et c’est la refondation de l’Etat, si cela est vrai, ceux qui font ces abus pareils doivent être condamnés. Quelqu’un ne peut pas prendre l’habitat en otage comme si c’était pour lui », lâche. M. Bah.

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Et d’ajouter : « Aujourd’hui, pour avoir un plan de masse à Coyah, il te faut payer une somme de 1.500.000 fg alors que sur la quittance il est mentionné 250.000fg. Alors, où va le reste de l’argent ? Imaginez combien de plans de masse qu’on peut faire par mois et par an, calculez la somme. Et, sur le terrain il n’y a rien qui montre que çà c’est un bien public. Pas de rénovation de nos mosquées, des centres de santé ou construire des infrastructures, là on pouvait dire oui qu’ils sont en train de travailler pour la communauté, mais il n’y a absolument rien. Celui qui doit être responsable de tout ça, c’est le directeur préfectoral de l’habitat, Ousmane Lanssary Sylla .

Imaginez, les domaines de l’Etat qui ont disparu comme ça. Si c’est vendu ou quoi, dans dix ans après, ces terrains n’auront pas de problèmes ? Les trois parcelles qu’on attribuent à l’Etat sur chaque 10 parcelle vendue, si ces terres-là sont vendues à des particuliers, est-ce que ces gens ne vont pas avoir des problèmes ? Au cas où la communauté bénéficie d’un projet de construction d’une infrastructure publique, il n’y a pas de place pour nous aujourd’hui, donc c’est compliqué. Quand tu as un corps à enterrer aujourd’hui à Coyah, il faut aller vers un autre quartier puisqu’il y a des quartiers qui n’ont pas de cimetière ».

Concluant, le collectif demande aux nouvelles autorités de prendre ce dossier en main pour rendre à la communauté ses domaines.

« Nous demandons au CNRD de nous aider pour que la population de Coyah rentre en possession de ces domaines détournés. Nous, nous lançons la peau de banane, c’est à l’Etat d’envoyer des missionnaires », a-t-il martelé, laissant entendre que leur lettre d’information qu’ils ont adressée à l’ancien préfet de Coyah, est restée sans réponse. Celle adressée à la CRIEF aussi.

Joint par avenirguinee.org pour avoir sa version des faits, le directeur préfectoral de l’habitat de Coyah n’a pas souhaité répondre. Au bout du fil, il nous a indiqué de prendre contact avec le préfet.

A suivre…

Abdoul Karim Touré pour avenirguinee.org

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